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mercredi 21 décembre 2022

448 : Les grands arrêts (R) du droit de la famille, 1e Ed. RJCC, 2022, par SDER

 

Les grands arrêts (R) du

Droit de la famille

de 1999 à 2021

par : SDER de la CC

 

SDER de la CC, Les grands arrêts (R) du droit de la famille, 1er Ed. Dec 2022, RJCC, Paris, Coll. Les grands arrêts (R), T 2. (140 pages).

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 http://bit.ly/3lQJuGm

Résumé :

82 grands arrêts, portant sur le droit de la famille, tirés des rapports annuels de la cour de cassation, de l’année 1999 à l’année 2021. 

L’inventaire a été limité sur les arrêts qui ont eu l’honneur de figurer dans les Rapports annuels de la Cour de cassation, l’ouvrage de référence dans les milieux judiciaire et universitaire, le Rapport de la Cour de cassation est aussi un précieux instrument de travail pour les praticiens du droit.

Ce livre comporte l’analyse des principaux arrêts rendus au cours de l’année 1999 à l’année 2021, dans toutes les branches du droit de la famille, comme il a été élaboré par le Service de Documentation, des Études et du Rapport de la cour de cassation (SDER de la CC).

Sommaire

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Le droit de la famille 

MARIAGE ET DIVORCE

Mariage contracté à l’étranger - Non-comparution de l’un des époux - Nullité

1.   1ère Chambre civile, 15 juillet 1999 (Bull. n° 244)

Aux termes de l’article 170 du Code civil, le mariage contracté en pays étranger entre français et étranger est valable s’il est célébré dans les formes usitées dans le pays. C’est sur ce principe que s’était fondé un tribunal pour débouter le ministère public de sa demande en nullité du mariage, célébré au Maroc, d’un ressortissant français, non comparant, mais représenté par son frère.

Sur pourvoi dans l’intérêt de la loi, la Cour de cassation casse la décision ainsi rendue au visa de l’article 146-1 du Code civil, intégré par la loi du 24 août 1993 dans le chapitre premier du titre cinquième audit Code, intitulé "des qualités et conditions requises pour pouvoir contracter mariage". La comparution personnelle du futur époux français devant l’autorité célébrant le mariage est ainsi devenue une condition de fond, soumise, en tant que telle, à la loi française, ainsi qu’il est rappelé à l’article 5 de la Convention franco- marocaine du 10 août 1981.

Source:

SDER de la CC, Les grands arrêts (R) du droit de la famille , 1er Ed. Dec 2022, RJCC, Paris, Coll. Les grands arrêts (R), T 3, p 12.

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    Caractéristiques techniques :

    Titre : Les grands arrêts (R) [1] du droit de la famille,

    Sous-titre : Janvier 1999 – décembre 2021,

    Numéro d’édition : 1e édition,

    Date de parution : 12/2022,

    Pagination : 140 pages,

    Langue : Français,

    Auteur(s) : SDER de la CC[2],

    Editeur : RJCC, Paris,

    Collection : Les grands arrêts (R), Tome 3.

    Direction : M. Bellamallem

    Format : Ebook,

    Sous N° : 448-22, 

     

    L'accès à l'intégralité de ce document est par ici

    http://bit.ly/3kf55HT

     



    [1] - R : désigne les arrêts analysés au rapport annuel de la Cour de cassation.

    [2] - SDER de la CC : Le Service de Documentation, des Études et du Rapport de la cour de cassation.



mardi 25 octobre 2022

1022: Les grands arrêts du droit de la famille, 1er Ed. RJCC, 2022, par HC

 


Les grands arrêts du droit de la famille 

  Du mariage, Du divorce, De la filiation, De l’autorité parentale, De la minorité de la tutelle et de l’émancipation, De la majorité et des majeurs protégés

 

1e édition

2022

 

 

 

 

Collection et organisation : M. Bellamallem

Les éditions RJCC

Paris 

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Tables des matières

56 fiches d’arrêts AVEC Propositions de plans de commentaire, 148 pages.

Cette version concerne les chapitres suivants : Du mariage, Du divorce, De la filiation, De l’autorité parentale, De la minorité de la tutelle et de l’émancipation, De la majorité et des majeurs protégés.

Elle couvre la période de 1838 à 2018,

Fiche technique

Date de parution :       25 Octobre 2022

Marque de l'ouvrage : RJCC.FR

Façonnage :    Ebook

Nom de la collection : Grands arrêts

Thématiques : Droit civil

Largeur :         A4

Nombre de pages :     148

 

 

Lien de téléchargement par ici 

 

 

dimanche 17 mai 2020

516 : Panorama Mariage : 1re Civ., 2019, par SDER


MARIAGE. 
CC, 1re Civ., 3 avril 2019, pourvoi n° 18-15.177, Bull. 2019 - P+B.. 

CC, 1re Civ., 22 mai 2019, pourvoi n° 18-16.666, Bull. 2019 - P+B.. 

CC, 1re Civ., 3 octobre 2019, pourvoi n° 18-20.828, Bull. 2019 - P+B+I. 

MARIAGE


CC, 1re Civ., 3 avril 2019, pourvoi n° 18-15.177, Bull. 2019 - P+B.. 


Sommaire : L’article 215, alinéa 3, du code civil, protégeant le logement de la famille, est applicable à une demande en partage d’un bien indivis entre époux par lequel est assuré ce logement, fondée sur l’article 815 du code civil.

Tel est le cas quand celle-ci est formée par le liquidateur agissant aux lieu et place de l’époux débiteur, placé en liquidation judiciaire, dessaisi.

Doctrine :

- Laetitia ANTONINI-COCHIN, « Application de l'article 215, alinéa 3, du Code civil à la demande en partage du logement de la famille, exercée par le liquidateur », Gaz. Pal., 9 juillet 2019, 25,
p. 75
-   Joséphine BAZAILLE, « La protection du logement familial face à une procédure  de  vente forcée », L'Essentiel Droit de l'immobilier et urbanisme, juin 2019, n° 6, p. 5
-  Sylvain BERNARD, « Protection du logement familial et pouvoirs du liquidateur », JCP éd. N,    n° 16, 19 avril 2019, act. 406
-  Julien BOISSON, « L'article 215 est applicable à la demande en partage du logement familial par le liquidateur », Dalloz actualité, 6 mai 2019
-  Jérôme CASEY, « Liquidation judiciaire et protection du logement : ombres et lumières... », AJ famille, 2019, p. 339


-  Annie CHAMOULAUD-TRAPIERS, « Droit de sortir de l'indivision paralysé par l'article 215, alinéa 3, du Code civil imposant le consentement des deux époux », Defrénois, 17 octobre 2019,      n° 42, p. 35
-  Alice DEPRET, « Liquidation judiciaire de l'époux : protection du logement familial indivis »,
Gaz. Pal., 2 juillet 2019, n° 24, p. 46
-  Julien DUBARRY, « L’article 215, alinéa 3 serait applicable à une demande en partage d’un bien indivis ! », Revue Juridique Personnes et Famille, n° 5, mai 2019
-  Aude LELOUVIER, « La protection du logement familial opposable à la vente forcée d'un bien indivis », Gaz. Pal., 30 juillet 2019, n° 28, p. 53
-  Christelle RIEUBERNET, « Protection du logement de la famille contre une demande en partage et en licitation émanant du liquidateur judiciaire d'un époux », Petites affiches, 1er   octobre 2019,     n° 196, p. 12
-  Pascal RUBELLIN, « Précisions sur la demande en licitation de la résidence familiale indivise »,
L'Essentiel Droit des entreprises en difficulté, mai 2019, n° 5, p. 4
-  Sarah TORRICELLI-CHRIFI, « Licitation du logement familial par le liquidateur : l'article 215, alinéa 3 triomphe », Droit de la famille, n° 6, juin 2019, comm. 127



CC, 1re Civ., 22 mai 2019, pourvoi n° 18-16.666, Bull. 2019 - P+B.. 


Sommaire : Selon l'article 215, alinéa 3, du code civil, les époux ne peuvent l'un sans l'autre disposer des droits par lesquels est assuré le logement de la famille. Cette règle, qui procède de l'obligation de communauté de vie des époux, ne protège le logement familial que pendant le mariage.

Viole ce texte une cour d'appel qui annule la donation, faite par un époux à ses enfants, nés d'une précédente union, de la nue-propriété de biens immobiliers propres, dont l'un constituait le logement de la famille, en stipulant une réserve d'usufruit à son seul profit, cet acte ne portant pas atteinte à l'usage et à la jouissance du logement familial par l'épouse pendant le mariage.

Doctrine :

-  Véronique BOUCHARD, « Donation de la nue-propriété du logement familial », JCP éd. N, n° 37, 13 septembre 2019, 1272
-  Guillaume DROUOT, « Validité de la donation de la nue-propriété du bien assurant le logement du couple par le seul époux propriétaire », RJPF, n° 9, septembre 2019, p. 38
-  Julien DUBARRY, « La protection du logement familial démembré n’est plus assurée après le décès du conjoint ! », RJPF, n° 7-8, juillet 2019, p. 47
-  Nicolas KILGUS, « Protection du logement familial et donation de la nue-propriété : de quelques dangers du dénuement », JCP éd. G, n° 27, 8 juillet 2019, 730
-  Nathalie LEVILLAIN, « Régime primaire : pas de nullité de la donation avec réserve d'usufruit sur le fondement de l'art. 215, al. 3, c. civ. », AJ Famille, 2019, p. 413
-   Véronique MIKALEF-TOUDIC, « Donation en nue-propriété et protection du logement de la famille », Dalloz actualité, 26 juin 2019
-   Elisabeth ROUSSEAU, « La protection du logement de la famille ne prend pas fin avec le mariage ! », D., 2019, p. 1643
-  Sarah TORRICELLI-CHRIFI, « Donation avec réserve d'usufruit : le logement familial demeure protégé », Dr. fam., n° 9, septembre 2019, comm. 178




CC, 1re Civ., 3 octobre 2019, pourvoi n° 18-20.828, Bull. 2019 - P+B+I. 



Sommaire : Il résulte de l’article 214 du code civil que, sauf convention matrimoniale contraire, l’apport en capital provenant de la vente de biens personnels, effectué par un époux séparé de biens pour financer la part de son conjoint lors de l’acquisition d’un bien indivis affecté à l’usage familial ne participe pas de l’exécution de son obligation de contribuer aux charges du mariage.

Viole ce texte la cour d’appel qui, après avoir relevé que le mari avait utilisé des fonds provenant de la vente de biens acquis avant le mariage pour financer la totalité de l’acquisition, en indivision avec son épouse séparée de biens, d’un bien immobilier affecté à l’usage familial, retient que cette dépense participe de la contribution aux charges du mariage.
-----------------
Doctrine :

-   Julien BOISSON, « Le remploi de fonds personnels pour financer l'acquisition du logement familial ne participe pas de la contribution aux charges du mariage », JCP éd. N, n° 41, 11 octobre 2019, act. 791
-   Marion COTTET, « L'apport en capital n'est pas une forme de contribution aux charges du mariage », Dalloz actualité, 22 octobre 2019

samedi 16 mai 2020

511 : Panorama de la filiation : Nov 2018 - Oct 2019, par SDER


FILIATION.. 
CC, 1re Civ., 7 novembre 2018, pourvoi n° 17-25.938, Bull. 2019 - P+B+I.... 
CC, 1re Civ., 21 novembre 2018, pourvoi n° 17-21.095, Bull. 2018 - P+B.. 
CC, 1re Civ., 12 septembre 2019, pourvoi n° 18-20.472, Bull. 2019 - P+B+R+I. 

FILIATION


CC, 1re Civ., 7 novembre 2018, pourvoi n° 17-25.938, Bull. 2019 - P+B+I.... 


Sommaire : Une cour d’appel qui relève que la demanderesse à une action en contestation et en recherche de paternité a disposé de délais très importants pour agir afin de faire établir sa filiation biologique et s’est abstenue de le faire dans le délai légal, qu’elle a attendu le décès du père prétendu et l’ouverture de sa succession pour exercer l‘action alors qu’elle avait des liens affectifs avec lui depuis sa petite enfance et, en particulier, qu’elle avait encore la possibilité d’agir après avoir appris la vérité sur sa filiation biologique, peut en déduire que le délai de prescription qui lui est opposé respecte un juste équilibre et qu’il ne porte pas, au regard du but légitime poursuivi, une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Doctrine :

-       Mathilde BOISNARD, « Contrôles de conventionalité et de proportionnalité des délais de prescription du droit français de la filiation », Gaz. Pal., n° 14, 9 avril 2019, p. 69
-    Mélina DOUCHY-OUDOT, « Action en contestation de paternité », Procédures, n° 1, janvier 2019, comm. 17
-    Vincent EGÉA, « Un semestre de droit procédural de la famille (juillet 2018 / décembre 2018) »,
Dr. Fam., n° 4, avril 2019, chron. 1
-     Hugues FULCHIRON, « Vade mecum du contrôle de conventionnalité », Dr. fam., n° 2, février 2019, comm. 27
-       Thierry GARÉ, « Proportionnalité et filiation : nouvelle leçon de méthode de la Cour de cassation », RJPF, n° 2, février 2019, p. 35
-    Laurence GAREIL, « Contrôle de proportionnalité en matière de filiation : encore un cadrage… pour éviter tout débordement ? », Dalloz actualité, 21 novembre 2018
-    Jérémy HOUSSIER, « Prescription des actions en contestation de filiation : l'inconventionalité de nouveau écartée », AJ famille, 2018, p. 685
-      Anne-Marie LEROYER, « Les délais de prescription en matière de filiation au prisme de la proportionnalité ou la nécessité d'une réforme », RTD civ., 2019, p. 87
-          Laurence MAUGER-VIELPEAU, « La filiation paternelle à l'épreuve du contrôle de proportionnalité », D., 2019, p. 207

CC, 1re Civ., 21 novembre 2018, pourvoi n° 17-21.095, Bull. 2018 - P+B.. 


Sommaire : Si l'impossibilité pour une personne de faire reconnaître son lien de filiation paternelle constitue une ingérence dans l'exercice du droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la prescription des actions relatives à la filiation est prévue par la loi et poursuit un but légitime en ce qu'elle tend à protéger les droits des tiers et la sécurité juridique.

Il appartient toutefois au juge d'apprécier si, concrètement, dans l'affaire qui lui est soumise, la mise en œuvre des dispositions de droit interne relatives à la prescription de l'action ne porte pas, au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par la Convention, une atteinte disproportionnée au regard du but légitime poursuivi.

En conséquence, prive sa décision de base légale au regard des articles 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 321 du code civil, une cour d'appel qui retient qu'une action en recherche de paternité est prescrite, et que ce délai de prescription tend à protéger la sécurité juridique et les droits des tiers, de sorte qu'il n'est pas contraire à l'article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, sans rechercher, comme elle y était invitée, si, concrètement, dans l'affaire qui lui était soumise, la mise en œuvre des délais légaux de prescription n'était pas disproportionnée au regard du but légitime poursuivi et, en particulier, si un juste équilibre était ménagé entre les intérêts publics et privés concurrents en jeu.

Doctrine :

-       Mathilde BOISNARD, « Contrôles de conventionalité et de proportionnalité des délais de prescription du droit français de la filiation », Gaz. Pal., n° 14, 9 avril 2019, p. 69
-   Mélina DOUCHY-OUDOT, « Contrôle de proportionnalité et filiation », JCP éd. G, n° 3, 21 janvier 2019, 41
-     Vincent EGÉA, « Un semestre de droit procédural de la famille (juillet 2018/décembre 2018) », Dr. Fam., n° 4, avril 2019, chron. 1
-       Thierry GARÉ, « Proportionnalité et filiation : nouvelle leçon de méthode de la Cour de cassation », RJPF, n° 2, février 2019, p. 35
-    Pierre-Yves GAUTIER, « La prescription sur le billot du contrôle de proportionnalité », D., 2019,
p. 64
-   Laurence GAREIL-SUTTER, « Contrôle de proportionnalité en matière de filiation : cette semaine, l'exemple à ne pas suivre… », Dalloz actualité, 30 novembre 2018
-      Anne-Marie LEROYER, « Les délais de prescription en matière de filiation au prisme de la proportionnalité ou la nécessité d'une réforme », RTD civ., 2019, p. 87
-      Maïté SAULIER, « Le contrôle de conventionalité doit être concret ou ne doit pas être ! »,
AJ famille, 2019, p. 36

CC, 1re Civ., 12 septembre 2019, pourvoi n° 18-20.472, Bull. 2019 - P+B+R+I. 


Sommaire : Ne méconnaît pas les exigences conventionnelles résultant de l’article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales une cour d’appel qui, en présence d’une convention de gestation pour autrui conclue sur le territoire national, déclare irrecevable l’action du père biologique en contestation de la paternité de l’homme ayant reconnu l’enfant, au motif que celle-ci repose sur un contrat prohibé par la loi, après avoir mis en balance les intérêts en présence, dont celui supérieur de l’enfant, qu’elle a fait prévaloir.

Doctrine :

-     Jean-René BINET,  « Gestation pour autrui  : l'intérêt de l'enfant avant tout », JCP éd. G, n° 41,       7 octobre 2019, 1010
-      Laurence GAREIL-SUTTER, « GPA : l'intérêt de l'enfant l'emporte sur la vérité biologique »,
Dalloz actualité, 27 septembre 2019
-    Marie-Christine LE BOURSICOT, « Le jugement de Salomon de la Cour de cassation », Actualités du droit, 24 septembre 2019