mercredi 27 mars 2024

451, Droit bancaire et financier, par MB

 


DROIT BANCAIRE

Instruments de paiement et de crédit

Les opérations bancaire


INTRODUCTION

 

1          « Dans les États qui font le commerce d'économie, on a heureuse ­ ment établi des banques, qui, par leur crédit, ont formé des nouveaux signes des valeurs1[1] ». Ain si Montesquieu révélait- il le cœur du droit bancaire. Organiser le crédit pour créer des valeurs.

2    Le  droit   bancaire  est  certainement   l' une  des  branches  du  droit les plus anciennes mais également l'une  des  plus  modernes.  Car les opérations de dépôt et de crédit , consubstantielles à l' activité bancaire, sont ancestrales. Et malgré les condamnations religieuses 2 ou politiques 3 à travers le temps, le besoin d'avoir des professionnels de l'argent, la nécessité d'avoir des intermédiaires pour réaliser et garantir le règlement des opérations les  plus diverses, s'est toujours fait sentir.

Le droit bancaire est au confluent de la plupart des spécialités juridiques et même de la science économique 4. S'il s'appuie principalement  sur  le  droit  des  obligations,  il  transgresse  largement l' opposition entre droit privé et droit public. C'est un droit en relation immédiate avec  l'économie,  un  droit  en  prise  directe avec les notions tout à la fois les plus fondamentales de notre système juridique mais également les plus raffinées. La définition du compte courant, la prohibition de l'anatocisme, laissent augurer des difficultés comme des plaisirs que recèle la matière.

Au surplus, la confrontation avec cette matière est inéluctable.

La signature d'un contrat de travail conduit en pratique à ouvrir un compte en banque pour percevoir son salaire, le Code du travail obligeant même l'employeur à payer par chèque ou virement bancaire les salaires au -delà d'un certain montant 1[2] • Le statut de consommateur destine aux sollicitations les plus diverses de l'environnement bancaire, cartes de  paiement,  crédits  gratuits ou chèques cadeaux. L'entrepreneur qui consent un crédit ­ fournisseur à son client doit négocier avec ses partenaires financiers afin de mobiliser ses créances pour se procurer de la trésorerie. Un crédit-documentaire peut s'avérer nécessaire pour assurer le paiement d'un marché international... Les exemples se multiplient à l'envi. Ils illustrent l'ampleur de l'intervention du droit bancaire dans nos activités quotidiennes. La matière est donc bien au cœur de nos relations personnelles comme de nos relations professionnelles.

3          Droit professionnel? Le droit bancaire met en relation un professionnel de l'argent, le banquier, qui effectue des opérations de banque avec son client. Le banquier  est  un  partenaire  privilégié, un partenaire nécessaire, dont les opérations de banque constituent des actes de commerce par nature 2 Le droit bancaire est une spécialité du  droit  commercial.  Toutefois,  lorsque  le  client est un consommateur, des protections  spécifiques  vont  s'imposer. Le droit de la consommation se développe ainsi au sein des relations bancaires. Si le droit au compte est acquis, le droit  au crédit reste toujours un sujet de discussion.

4          Le système est en perpétuelle mutation. De nombreuses réformes sont venues renforcer les droits de la clientèle bancaire. D'autres  sont appelées encore à modifier les relations entre les partenaires, prenant acte du développement d'une relation de masse, voire d'actions collectives 3•

Parallèlement, l'État entend - ou prétend -  se tenir à l'écart de ce marché de services. TI est vrai  que l'intervention  du droit de l'Union européenne et de ses institutions tend à éloigner les problématiques bancaires des préoccupations nationales. Pour autant, les États ne peuvent ignorer les questions financières et monétaires qu'ils ont de tout temps sinon contrôlées, du moins surveillées. La matière bancaire a subi en France - et en Europe- une mutation d'importance lors du passage à l'euro.

Nouvelle monnaie, nouveau système. Les sources du droit bancaire méritent d'être revisitées, faisant poindre une théorie renouvelée de la monnaie. L'évolution des sources (§ 1) marque une révolution de la monnaie (§ 2).

§  1.   Évolution  des sources     

s L'activité bancaire a toujours été l'un des instruments de la  poli­ tique monétaire d'un État. Le pouvoir politique influe ainsi sur tel ou tel domaine de l'économie en imposant son empreinte. Les privatisations massives des banques dans les années 1990 n'ont rien changé à cette approche macro-économique de la profession. Les moyens ont simplement évolué.

L' article 34 de la Constitution du 4 octobre 1958 fait du « régime d'émission de la monnaie» l' une des prérogatives du Parlement. Mais l'assertion a été directement bouleversée par l' e nt rée en vigueur du Système européen  de banques  centrales  et l'arrivée de l'euro. Le droit bancaire se caractérise , en effet, par une multi­plicité de sources.

6          Sources nationales. Les sources du droit bancaire empruntent aux schémas classiques du droit positif actuel. À côté de la production parlementaire dont le rythme ne manque pas de surprendre1[3],

voire d'inquiéter pour une bonne intelligibilité de  la  matière,  les décrets et les arrêtés se multiplient dans la même  mesure.  L'année 2000 a vu la promulgation  d'un  Code  monétaire  et  financier1[4] destiné à regrouper à droit  constant  les  textes  éparpillés 2 •  L'ambition était grande, la réalisation utile , mais les modifications déjà nombreuses. Le Code monétaire et financier  présente  l' essentiel de la matière en sept livres  définissant  tour  à  tour  la  monnaie,  les produits , les services, les marchés, les prestataires de services, les institutions en matière bancaire et financière et le  régime  de l'outre-mer. Mais la  matière  s'évince  au  premier  chef  du  droit civil et du droit des affaires qui participent, de  manière  générale,  des sources du droit bancaire.

7          Sources professionnelles. Le droit bancaire est marqué par la relation forte qui existe entre les pouvoirs publics et la profession bancaire, la question monétaire étant indissociable de la prise de décision économique. Dans le cadre d'une économie libérale, le désengagement de l'État est de mise, mais dans les limites qu'il veut bien s'imposer. De nombreux organismes , qualifiés à tort ou à raison d'autorités administratives indépendantes, ont été investis depuis quelques décennies de pouvoirs tout à fait considérables tant sur le plan normatif que sur un plan répressif. Les relations tissées entre ces organismes et les représentants de la profession bancaire, qui souvent les composent, ont permis le développement d' un droit d'origine non directement étatique, marqué du sceau du  professionnalisme, destiné  à  réguler  les  intérêts en  présence 3• Toutefois, la loi de sécurité financière du 1er août 2003 semble avoir marqué le pas face à  cette  dilution  des sources en  supprimant toute une série d'institutions intermédiaires pour réinvestir le ministre chargé de !'Économie dans quelques-unes de ses prérogatives naturelles 1[5] • Mais, plus récemment, ce type d'organismes intermédiaires a trouvé son écho dans la construction de l'Union bancaire européenne 2 •

Les magistrats ont également fait œuvre créatrice sur le plan des sources en reconnaissant valeur normative à certains usages bancaires. L' influence de la jurisprudence sur les sources du droit bancaire est, dans cette mesure, indéniable, les difficultés rencontrées nécessitant des solutions innovantes pour résoudre utilement des conflits difficiles. C'est ainsi sur le fondement de l'usage, voire de la coutume, que les magistrats ont reconnu  force obligatoire au mécanisme du compte courant ou admis de déroger à la prohibition de l'anatocisme. Toutefois, si les usages bancaires peuvent être classiquement sources d'obligations entre professionnels, ils ne sont pas directement opposables aux clients des banquiers3.

8 Sources internationales. Diverses conventions internationales intéressent le droit bancaire.  Certaines  en  dépassent  le cadre  comme la Convention de Rome du 19 juin 1980 qui définit la  loi applicable aux obligations contractuelles. D'autres sont beaucoup plus spécifiques et définissent, par  exemple,  les  règles  du  crédit-bail ou de l' affacturage international, comme la Convention d'Ottawa du 28 mai 1988 ratifiée par la France le 10 juillet 1991.

D'origine internationale également, le droit de l'Union européenne a vocation à s'intégrer au droit interne des États membres. Un certain nombre de directives communautaires ont ainsi conduit les autorités nationales à modifier leurs dispositions internes, notamment sur le statut des établissements de crédit. Un effort de regroupement de ces différents textes est apparu avec la directive n° 2000/ 12/CE du 20 mars 2000 4 concernant l'accès à

l'activité des établissements de crédit et son exercice 1[6], elle-même remplacée par la directive n° 2006/48/CE du 14 juin 2006 2 • Mais une nouvelle étape a encore été franchie avec le règlement n° 575/ 2013 du 26 juin 2013, complété par  une  directive  n° 2013/36/UE de la même date qui abroge les directives  2006/48  et  2006/49, pour unifier le statut bancaire au sein de l'Union européenne en redéfinissant les conditions d'accès à  l'activité  des  établissements de crédit et les conditions d'exercice de cette activité.

9 Au-delà du droit matériel, la réforme institutionnelle  mise  en œuvre par les institutions européennes avec la création d'un Système européen de banques centrales - le SEBC 3 - a considérable­ ment modifié l'environnement juridique du droit  bancaire.  Les États membres ont, en effet, transféré au SEBC et à la Banque centrale européenne - BCE - le droit d'émettre des règlements directement contraignants  à  leur  égard  et  ont pris  l'engagement de le consulter sur tout projet de réglementation relevant de sa compétence   4•     Ainsi,  la   matière   bancaire   ne   relève  plus  de  la sphère nationale, les États membres ayant alors  abandonné  cette part de souveraineté au profit d' un  «Système»  qu'il  est  difficile de qualifier puis qu'il ne représente pas les États qui l'ont constitué, ces derniers ayant volontairement abandonné toute forme de contrôle à son égards. Le Système n'a pas la  personnalité  morale. S'il n'était soumis à aucun  contrôle  ni juridique  ni  politique  lors de sa création, l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne  a  modifié les relations juridiques entre le SEBC, la  BCE  et  les  institutions qui composent l'Union européenne 6• Pour autant, c'est cette construction abstraite qui est en charge de la réglementation bancaire  et  de  l'émission  de  la  monnaie  dans  l' Union   européenne  7• Cette nouvelle source de droit annonce une révolution dans la théorie de la  monnaie dont la BCE  a seule,  désormais,  le  pouvoir d'autoriser l' émission. Dans cette dynamique, la reconnaissance à la BCE d'un pouvoir de supervision apparaît comme le  point  d'orgue de la construction de l'Union bancaire européenne[7].

 

§  2.   Révolution de la monnaie     
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Source : 

Droit bancaire : instruments de paiement et de crédit

Cours complet – Applications – Exercices corrigés

M. Bellama

1re édition – RJCC, Paris, Mars 2024

Collection Bibliothèque de Droit Privé Français (BDPF), Tome 8

239 pages

Un ouvrage conçu pour comprendre et maîtriser le droit bancaire

Le droit bancaire occupe aujourd'hui une place centrale dans la vie économique et juridique. Chaque jour, particuliers, entreprises, banques et institutions financières recourent à des instruments de paiement et de crédit dont les mécanismes juridiques demeurent souvent complexes.

Comment fonctionne un compte bancaire ?

Quels sont les effets juridiques d'un chèque impayé ?

Quelle est la différence entre une lettre de change et un billet à ordre ?

Comment s'organisent les garanties du crédit ?

Quels sont les enjeux juridiques liés aux nouveaux moyens de paiement électroniques ?

Cet ouvrage répond à ces questions de manière claire, structurée et pédagogique.


Un manuel adapté aux étudiants et aux praticiens

L'ouvrage a été conçu pour répondre aux besoins :

·       des étudiants en Licence et Master de droit ;

·       des candidats aux concours et examens professionnels ;

·       des doctorants et chercheurs ;

·       des avocats, juristes d'entreprise et professionnels du secteur bancaire ;

·       de toute personne souhaitant acquérir une compréhension solide du droit bancaire contemporain.

L'approche retenue privilégie la compréhension des mécanismes juridiques tout en conservant la rigueur universitaire indispensable à l'étude de la matière.


Une méthode pédagogique efficace

Au-delà du simple exposé théorique, l'ouvrage propose :

un cours complet et actualisé ;

des explications progressives ;

des applications pratiques ;

des exercices d'entraînement ;

des corrigés détaillés ;

une présentation synthétique facilitant les révisions.

Cette méthode permet au lecteur de passer rapidement de la connaissance théorique à la maîtrise pratique des notions étudiées.


Un contenu à jour des évolutions contemporaines

L'ouvrage traite les instruments classiques du droit bancaire :

·       le compte bancaire ;

·       le chèque ;

·       les cartes bancaires ;

·       le virement bancaire ;

·       le prélèvement ;

·       la lettre de change ;

·       le billet à ordre ;

·       la cession de créances professionnelles ;

·       les garanties du crédit.

Il aborde également les évolutions récentes qui transforment profondément le secteur bancaire :

·       paiements électroniques ;

·       paiement par smartphone ;

·       dématérialisation des opérations bancaires ;

·       nouveaux instruments numériques ;

·       enjeux juridiques liés aux cryptomonnaies.


Sommaire

Partie I : Le système bancaire

·       Les établissements de crédit

·       Les autorités bancaires

·       Le monopole bancaire

·       La responsabilité bancaire

Partie II : Les opérations bancaires

·       Le compte bancaire

·       Le chèque

·       La carte bancaire

·       Le virement et le prélèvement

·       Les effets de commerce

o   La lettre de change

o   Le billet à ordre

·       La cession de créances professionnelles

·       Les garanties du crédit

Pourquoi choisir cet ouvrage ?

Parce qu'il ne s'agit pas seulement d'un cours de droit bancaire.

Il s'agit d'un véritable outil de travail conçu pour accompagner le lecteur dans l'acquisition progressive des connaissances fondamentales et des réflexes juridiques indispensables à la pratique du droit bancaire.

Grâce à sa présentation claire, ses exemples, ses applications et ses exercices corrigés, il constitue un support particulièrement adapté aux études universitaires et à la préparation des examens.

Caractéristiques techniques

Titre : Droit bancaire

Sous-titre : Instruments de paiement et de crédit – Cours complet et exercices

Auteur : M. Bellama

Collection : Bibliothèque de Droit Privé Français (BDPF)

Tome : 8

Édition : 1re édition

Date de parution : Mars 2024

Pagination : 239 pages

Langue : Français

Format : Ebook

Éditeur : RJCC Éditions – Paris

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 RJCC Éditions

 

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Source : 

Bibliothèque de droit bancaire et financier

 

1) Philippe Neau-Leduc ; Ariane Pérln-Dureau ; Christine Neau-Leduc, DROIT BANCAIRE, 6e édition, DALLOZ, 2018.


 

MB, Droit bancaire , 1ed, RJCC, Paris, mars 2024, T 8, sous n° 401, (149 pages).

 

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2) Droit bancaire et financier by Causse, Hervé

3) Droit Bancaire by Schodermeir

4) Droit bancaire (thierry BONNEAU)

5) Droit bancaire by Thierry Bonneau

6) Droit bancaire de Quiquerez , Alexandre

7) Droit bancaire by F. Dekeuwer

8) Instruments de paiement et de crédit by Piedelievre


Travaux Dirigés de droit bancaire

1) Fiches de droit bancaire by M. Villemonteix

2) instrument de paiement et de crédit - Opérations bancaires by Valerio Forti et Antoine Touzain

 

MB, instrument de paiement et de crédit - Opérations bancaires , Cours complet et exercices, 1ed, mars 2024,  Ed. RJCC, Paris, Coll. BDPF, T 8, sous n° 401, (127 pages).

 

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MB, Droit bancaire : instrument de paiement et de crédit, Cours complet et exercices, éd. RJCC, Paris, Mars 2024, Coll. BDPF, T 8. (239 pages).


Manuel + Applications + Corrigés
Cours complet et exercices

Sommaire

Premiére partie du livre est offerte en téléchargement : 👇


3) TD Droit bancaire, by Nicolas Mathey ; Hervé Causse ; Jean-François Riffard


Droit financier

1) Droit bancaire et financier by Causse, Hervé

2) Droit financier 3e by A-Dominique

3) Droit financier 4e by AD Merville

4) L'essentiel du droit financier by A-D Merville

5) TRAVAUX DIRIGES DE DROIT DES SURETES by Dominique Legeais, 7e édition

Textes législatives du droit bancaire et financier 






mardi 28 février 2023

450 : DSCG 1 - Droit des contrats : Manuel et applications, 1 éd. 2023, par M. Bellamallem

 


M. BellamallemDSCG 1 - Gestion juridique - Droit des contrats : Manuel et applications , 1e éd. RJCC, Paris, 28 février 2023, Coll. BDPF, T 7, (325 pages).

 

Manuel + Applications + Corrigés
Cours complet et exercices


Partie 1 : Droit des contrats :

Principes, Formation, Clauses, Exécution, Sanction
QCM, Applications, Corrigés, Exercices


Partie 2 : Droit des contrats spéciaux :

Vente, Entreprise, Distribution, Consommation, Assurance, Sûretés
QCM, Applications, Corrigés, Exercices


À jour de la réforme du droit des contrats


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 Caractéristiques techniques :

Titre : [EBOOK] DSCG 1 : Gestion juridique, Droit des contrats, ;
Sous-titre :  Manuel et applications,
Numéro d'édition : 1e édition,
Date de parution : Mars 2023,
Pagination : 325 pages,
Langue : Français,
Auteur(s) : M. Bellamallem ,
Editeur : RJCC, Paris,
Collection : Bibliothèque de l’académie de droit privé ;
Tome 7 ;
Format : Ebook,
Sous N° : 450-23 ;
Extrait offert en téléchargement :
https://bit.ly/3ZraGKf

 

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De nombreuses autres pépites vous attendent encore.

Bellamallem Mohammed

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Voir également:

HC, Les grands arrêts du droit des obligations et contrats, ed. RJCC, Paris, 1er ed, fev 2017, sous n° 428. T 3

39 grands arrêts, 260 pages.

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